Publié le 06 Février 2026

L’estimation de la performance énergétique des logements en France métropolitaine, qui repose sur l’analyse des DPE collectés par l’ADEME entre octobre 2024 et mars 2025, donne une image précise et récente de l’état énergétique du parc de logements. Concrètement, au 1er janvier 2025, environ 12,7 % des résidences principales étaient considérées comme très énergivores, appartenant aux classes F ou G des diagnostics de performance énergétique. Ces passoires thermiques représentent alors près de 3,9 millions de logements. Un chiffre très élevé mais en baisse par rapport aux années précédentes. Les logements classés D à leur DPE sont les plus nombreux, suivis des classes C et E, alors que les logements les plus performants sur le plan énergétique (les étiquettes A et B) restent peu nombreux malgré la hausse des rénovations. Dans le parc locatif privé, on retient que les passoires thermiques appartiennent le plus souvent à des propriétaires âgés, qui sont classés parmi les foyers à revenus modestes, se trouvant dans une situation de difficulté à engager des travaux de rénovation, malgré les obligations réglementaires croissantes. Toutefois, ces résultats devront être revus pour tenir compte des évolutions de la méthode de calcul du DPE : depuis le 1er janvier, le CEP électricité, revu à la baisse, permet de sortir de nombreux logements du statut de passoire thermique.